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Antonio Fiori : Pas de croissance sans confiance

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Bien que dans ce cas ce ne soit plus l’idée de la fin qui cause l’acte, mais au contraire l’acte qui réveille l’idée de la fin, on désigne encore la série des faits sous le nom de la volonté ; la volonté n’est alors que la prévision des conséquences d’un acte accompli par nous sous l’influence d’excitations quelconques. Sinon, les objectifs ne seront pas atteints, pis, le système sera inefficace car bureaucratisé. C’est pourquoi l’on pourrait supposer que le flux du temps prît une rapidité infinie, que tout le passé, le présent et l’avenir des objets matériels ou des systèmes isolés fût étalé d’un seul coup dans l’espace : il n’y aurait rien à changer ni aux formules du savant ni même au langage du sens commun. Ce qui se dessine, c’est d’abord une mainmise politique de l’UMP et de l’UDI sur la Métropole, les départements et la Région (hormis le « petit village gaulois » de Paris qui, lui, devrait résister). Le problème vient essentiellement du fait que le travail « supplémentaire » généré par les TIC se fait en dehors des organisations de travail mises en place depuis la révolution industrielle. Il est certain que la situation déplorable dans laquelle se trouve la France ne peut être supportée continuellement avec patience ; il faut de temps en temps qu’un exutoire s’ouvre aux colères, aux énervements, et aussi aux lassitudes accumulées. Voilà un type de perfection humaine bien différent du type calviniste : on suppose ici que l’humanité ne reçoit pas sa nature pour en faire tout aussitôt abnégation. Plus les souffrances du pauvre deviennent intolérables, plus le prêtre exagère les souffrances de son Dieu ; il l’a doué d’un sacré cœur dans lequel une croix est plantée, où sont enfoncées des épines, qu’entoure une chaîne et qui suinte du sang. Mais c’est comme une invocation à une puissance invisible dont on n’attend que le silence, qui restera sourde aux appels. Une telle conduite, absurde au point de vue pratique et social, est la seule légitime au point de vue de la pure moralité. Déclarer que le moi, arrivé au point O, choisit indifféremment entre X et Y, c’est s’arrêter à mi-chemin dans la voie du symbolisme géométrique, c’est faire cristalliser au point O une partie seulement de cette activité continue où nous discernions sans doute deux directions différentes, mais qui, en outre, a abouti à X ou à Y : pourquoi ne pas tenir compte de ce dernier fait comme des deux autres ? Parmi ces réussites, on compte le développement des coopérations sectorielles. Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l’art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l’unisson de la nature. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Un chien poussé à bout peut sauter par dessus un mur ». Enfin, elle offre un terrain d’expérimentation inestimable, en particulier pour tout ce qui touche à la ville intelligente. Quand ce sentiment a grandi au point d’occuper toute la place, l’extase est tombée, l’âme se retrouve seule et parfois se désole. Nous appelons ici intuition la sympathie par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable. Sa prise de fonction ouvrira le premier volet de l’Union bancaire, baptisé « mécanisme de supervision unique ». Mais supposons que ma perception consciente ait une destination toute pratique, qu’elle dessine simplement, dans l’ensemble des choses, ce qui intéresse mon action possible sur elles : je comprends que tout le reste m’échappe, et que tout le reste, cependant, soit de même nature que ce que je perçois. La proposition de loi vise clairement « à augmenter le niveau de sécurité des systèmes d’information des opérateurs d’importance vitale (OIV) », estimés à 200 opérateurs (EDF, les opérateurs télécoms, de distribution d’eau, les banques, La Poste, …). On rit d’un chien à moitié tondu, d’un parterre aux fleurs artificiellement colorées, d’un bois dont les arbres sont tapissés d’affiches électorales, etc. Notre homme parlera donc comme s’il ne comptait nulle part, pas même pour ce qui dépend de lui, sur un enchaînement mécanique de causes et d’effets. On n’insistera jamais assez sur ce qu’il y a d’artificiel dans la forme mathématique d’une loi physique, et par conséquent dans notre connaissance scientifique des choses[7]. Mais cette philosophie-là est encore de la science, et celui qui la fait est encore un savant.

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